A 81 ans, André Duprez domine toujours les concours fédéraux au sous groupement de Béthune

André Duprez devant son colombier avec l’un de ses nombreux champion

 

André Duprez a choisi de reprendre la colonie à la mort de son père. Avec une première licence en 1974 aux éclaireurs de Béthune, il demeure toujours un bénévole actif au sein de la société.

A Beuvry les Béthune

Maurice Duprez, le père d’André, exerçait son métier de Maréchal Ferrand à la forge de la maison. En plus de sa vie familiale, il exerçait sa passion du pigeon dans la même société colombophile.

A sa mort, son fils André a choisi de reprendre la colonie. « J’ai toujours aimé le pigeon, tout petit, je suivais mon père dans les pigeonniers. Quand il est décédé, j’ai choisi de poursuivre son chemin en me lançant dans le sport colombophile. Il a d’abord fallu abattre les anciens pigeonniers pour faire la cuisine de la maison, puis reconstruire les nouveaux à côté de la forge. Mon beau frère Raymond m’a aidé à reconstruire mes nouveaux pigeonniers. Sur la photo, mes veufs sont à gauche, et mes jeunes à droite ».

André joue tout particulièrement les concours fédéraux pour des distances variant de 400 à 750 Km tous les 15 jours. Cette période de repos permet de préparer les pigeons pour l’épreuve suivante. Cette année, André termine 1er au Championnat Vieux aux 3 premiers désignés et 2éme au challenge général du sous groupement de Béthune.

« Comme je n’ai pas le permis, Raymond m’aidait dans les soins et la préparation. Nous allions entraîner ensemble les pigeons en voiture. Aujourd’hui, comme il est décédé, je les enloge directement sur Breteuil quand le temps est beau, ou soit je vais les entraîner avec un copain ».

Mon meilleur souvenir est un pigeon qui a fait en 2015, 1er au Chateauroux du Calc et 1er à Bergerac. L’année suivante, je le perds sur un concours de redémarrage. Cette année, le 6 éme as pigeon 1 an du sous groupement de Béthune est un pigeon offert par un de mes amis, Mr Allender Christian. Il réalise un premier prix sous groupement et signe dans le même temps, le 11 éme Nord pas de calais ».

Premier du groupement origine Mr Allender

Chez André, pas besoin de drapeau pour faire voler les pigeons. « La volée du matin est réservée aux vieux ; Celle de l’après midi aux jeunes. Le jour de l’enlogement, les femelles sont lâchées de la volière et rentrent au casier pour attiser les convoitises des mâles qui seront enlogés quelques heures après. La sélection se fait en fonction des prix et de la place dans le pigeonnier. Il faut savoir se limiter afin d’éviter la surpopulation du pigeonnier !»

Les accouplements se font début janvier, une habitude prise depuis toujours. Tout le monde élève un ou deux jeunes, même les voyageurs. Ils sont ensuite mis au veuvage avant d’être réaccouplés du mois d’août à la fin octobre-début novembre pour 2 couvées à blancs.

Alimentation et suivi de la colonie

Pour l’alimentation en hiver, le plus simple possible, soit de l’« élevage » mélangé à du liégeois, du blé, et de l’orge. Dans l’eau de boisson, du vinaigre de cidre et de l’eau, une cuillère à soupe par litre d’eau. Une fois par semaine, des vitamines sont donnés aux pigeons. Il est très rare qu’ils reçoivent de la tisane.

Le pigeonnier des vieux en hiver.

L’hygiène du pigeonnier est très importante. Le sol et les perchoirs sont nettoyés tous les jours. Une désinfection régulière est effectuée à la javel. Une fois par an, le pigeonnier est désinfecté au « Crézil », un nettoyant désinfectant.

Côté soin, pas d’antibiotique ni de vétérinaire. Les pigeons sont traités à contre les trichomonoses lorsqu’il y a une baisse des prestations sportives. Ils reçoivent naturellement le vaccin obligatoire contre la paramyxovirose.

Les origines

Pour l’année 2020, sa colonie de 70 voyageurs se composera de 13 vieux mâles et de 23 yearling. Une cinquantaine de jeunes sont bagués à l’année. Parmi eux des futurs espoirs offerts par les copains, habitués des fédéraux.

On peut y retrouver des pigeons de chez Jean-Marie-Crépin, Joseph Saint-Pol, Francis Vandamme, Serge Ridez, Paul Wismans, Roger Tantart, et bien d’autres encore

Conseil 

« L’avenir de la colombophilie est perçu comme peu fleurissante. Les anciens ne sont pas remplacés. Notre sport est en perdition. Les activités de médiation dans les écoles, c’est bien ; mais elles sont plus une attraction pour nos jeunes écoliers. Si j’avais des conseils à apporter à un jeune colombophile qui débute, je lui dirai de faire preuve de patience, et de bien soigner ses pigeons. L’hygiène est pour moi très important !».

S. P. (CLP)

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