DOSSIER : L’alimentation de nos pigeons (1)

LA VOIX DU NORD / PHOTO LUDOVIC MAILLARD

Il s’agit probablement d’un des sujets le plus discuté ! Tout le monde a son avis, ses secrets , du colombophile au vétérinaire.

Pour faire simple il y a autant de méthodes que de colombophiles, chacun imaginant posséder la meilleure méthode. Devant le succès de notre vidéo sur le même thème, je me devais de vous apporter quelques précisions sur ma perception de ce point important dans la pratique colombophile.

Entre contes, légendes et vérités, je vais vous exposer ma vision des choses. Devant l’étendue du sujet, cet article sera composé de plusieurs parties

Partie 1 : les généralités sur la qualité des graines

Comme le dirait, M. de Lapalisse, la qualité conditionne la valeur alimentaire des graines et donc du mélange servi aux pigeons. Cette partie ne nous concerne pas pour la majorité d’entre nous, qui achetons des mélanges commerciaux. Dans ce cas nous faisons entièrement confiance aux fabricants pour la sélection des grains et la composition du mélange toutefois un rapide éclaircissement sur ce point n’est pas pour autant superflu. En effet , quelques rares amateurs composent encore eux-mêmes leurs mélanges et nous sommes encore nombreux à acheter du blé et de l’orge à la ferme pour nourrir pendant la morte saison ou pour ajout dans les mélanges commerciaux

La qualité alimentaire des graines dépendant de nombreux facteurs, je vous propose un petit tour d’horizon.

La variété

Chaque graine est constituée de nombreuses variantes et chaque variété est acclimatée à un terroir : ensoleillement, humidité, maladies, date de semis, rapidité de maturité etc… Cela facilite sa culture et sa récolte dans une région donnée et pour une utilisation particulière (exemple, le blé panifiable, riche en protéines et le blé fourrager plus pauvre en protéines). Le plus important pour nos pigeons est la spécificité nutritionnelle de ces variétés de graines.

En tant que colombophiles nous nous intéresserons au taux d’amidon, de graisses brutes, de protéines brutes et de cellulose. Nous y reviendrons un peu plus tard.

Le panel de mélanges offert est très large et chaque marque y va de son « innovation ».

Alexandre Margris (à suivre)